Comment construire une digital roadmap qui fonctionne vraiment ?
Avant de foncer tête baissée dans un projet digital, mieux vaut se poser les bonnes questions. Comment embarquer les équipes autour d’une vision claire ? Où investir en priorité pour créer un vrai impact business ? Par quoi commencer pour lancer un MVP utile — et vite ? Quelles compétences activer, quelles briques faire évoluer (ou repartir de zéro), et dans quels délais ?
La digital roadmap, c’est le GPS de vos projets numériques : elle aligne, priorise et donne le tempo pour transformer les idées en valeur concrète. On vous explique comment la construire — et surtout, comment la faire fonctionner.
Vous avez une vision pour votre transformation digitale. Mais comment la transformer en plan d’action concret que vos équipes peuvent réellement exécuter ? Comment aligner les devs, les product managers, les marketers et la direction autour de la même feuille de route ? Et surtout, comment vous assurer que vous investissez dans les bonnes choses au bon moment ?
C’est exactement à ça que sert une digital roadmap.
Les bases : qu’est-ce qu’une digital roadmap ?
Une digital roadmap, c’est bien plus qu’un simple listing de features ou de projets à faire. C’est votre boussole stratégique. Elle aligne tout le monde – direction, produit, IT, design, marketing – autour d’une vision claire, et elle la traduit en un plan d’action réaliste et priorisé.
Concrètement, une bonne roadmap vous permet de :
Tracer une trajectoire claire. Vous définissez les objectifs numériques réels (lancer un nouvel e-commerce, moderniser votre stack technique, industrialiser vos parcours client) et vous précisez comment y arriver.
Hiérarchiser vos priorités. Plutôt que de tout faire à la fois, vous séquencez vos chantiers selon leur valeur business, ce qu’il est vraiment possible de faire techniquement, et les contraintes organisationnelles qu’on doit accepter.
Mobiliser les bonnes compétences dès le départ. Quand vous impliquez product, IT, métier et partenaires dès le début, vous évitez les silos. Les décisions deviennent plus fluides, plus rapides.
Planifier sans improviser. Vous identifiez les ressources, les talents et les outils nécessaires à chaque étape. Vous anticipez plutôt que vous réagissez.
Piloter en continu. Vous avez une vue globale pour tracker la progression, ajuster les travaux en temps réel et vérifier que vous restez alignés sur vos objectifs.
Sans une roadmap, les équipes lancent des initiatives en vrac, les projets se chevauchent, les ressources ne vont pas où elles devraient, et à la fin personne ne sait vraiment si on a créé de la valeur ou juste du bruit. La roadmap change la donne.
Pourquoi le timing est critique
Un détail que beaucoup oublient : le calendrier de lancement, c’est votre arme secrète. Pas juste pour dire « on lance tel feature en Q3 », mais vraiment pour cadencer les choses, anticiper les dépendances et s’assurer que chaque équipe est prête quand il faut.
En structurant les grandes étapes (test, validation, comms, go-live), vous donnez de la clarté. Les risques baissent. Chaque squad sait exactement quand elle doit être ready.
C’est aussi un outil de négociation interne. Ça vous aide à trancher entre les priorités en fonction de la vraie valeur, des capacités disponibles et des contraintes externes (oui, Black Friday ça compte). Et ça force tout le monde à marcher au même rythme – technique, produit, marketing, support.
La méthode du double diamant : comment on la structure chez SAY Digital
Chez SAY Digital, on s’appuie sur le design thinking pour construire des roadmaps qui font sens : centrées sur l’utilisateur, techniquement faisables, et qu’on peut activer vite.
Le design thinking, c’est pas juste un buzzword. C’est une manière de travailler où on comprend vraiment les besoins des gens, on explore plusieurs solutions, on prototype rapidement, on itère. Pas de place pour les suppositions.
Le « double diamant » en découle – c’est une méthode formalisée par le Design Council britannique qui marche du feu de Dieu pour structurer la réflexion en deux phases : on ouvre le champ, puis on se recentre. Deux fois.
Premier diamant : bien formuler le problème
Avant de partir coder ou designer une solution, on doit comprendre ce qu’on essaie vraiment de résoudre. C’est étonnant le nombre d’organisations qui zappe cette étape.
La phase « découverte » : on élargit le champ. Entretiens utilisateurs, audits, études de marché, observations sur le terrain. L’objectif ? Collecter un max d’informations sans penser à la solution. On cherche à comprendre les attentes réelles, ce qui agace les gens, comment ils utilisent les produits aujourd’hui. C’est le moment de challenger les biais internes et les « c’est comme ça qu’on a toujours fait ».
La phase « définition » : on analyse et on structure ce qu’on a appris. On synthétise pour formuler une vraie problématique – claire, partagée par tout le monde, basée sur les données plutôt que sur une intuition de direction. C’est la fondation d’une roadmap solide.
Second diamant : concevoir la bonne solution
Une fois que vous savez vraiment quel est le problème, le second diamant vous aide à concevoir la réponse la plus pertinente.
Développement/idéation : explorez les solutions possibles. Workshops de co-design, séances de brainstorm, benchmarks – l’idée est de générer un max d’options sans vous juger immédiatement. Transformez ces idées en prototypes ou maquettes, testez-les dans des conditions réelles ou simulées.
Livraison : à partir des feedbacks utilisateurs, des contraintes techniques et des objectifs business, vous sélectionnez la solution la plus viable – celle qui apporte vraiment de la valeur dans un délai qu’on peut tenir. Vous définissez le périmètre fonctionnel, vous planifiez votre MVP, et vous commencez à développer.
Le truc important ? Cette approche réduit drastiquement les surprises. Vous savez que la solution n’est pas juste cool ou disruptive, mais qu’elle est réaliste à faire. Vous construisez une roadmap qu’on peut vraiment exécuter.
Les 7 étapes pour construire votre roadmap digitale
1. Analyser l’existant (vraiment)
D’abord, faites un audit structuré de ce que vous avez aujourd’hui. Les outils et technologies en place, les parcours utilisateurs réels, les canaux digitaux actifs et comment ils performent, l’organisation des équipes (produit, IT, marketing, support).
Identifiez ce qui marche, ce qui freine, où sont les opportunités. Et dès cette phase, faites entrer les bonnes personnes : les sponsors du projet, les heads de métier, les lead techniques, les PMs. Cet alignement précoce change tout. Ça pose un cadre partagé, ça force tout le monde à être honnête sur les contraintes et les dépendances.
2. Fixer des objectifs clairs (et limités)
À partir de votre diagnostic, définissez 3 à 5 objectifs prioritaires. Pas plus, sinon votre roadmap devient illisible. Alignez-les avec la stratégie globale, mais suffisamment précis pour guider les arbitrages futurs.
Améliorer l’UX ? Générer du chiffre via un nouveau canal ? Moderniser votre infrastructure ? Optimiser vos processus ? Choisissez.
Utiliser la méthode SMART aide : Spécifique, Mesurable, Atteignable, Réaliste, dans un Temps défini.
Et réalisez dès le départ une première estimation du budget, des ressources et du calendrier. Ça permet d’ajuster les ambitions tout de suite plutôt que de déchanter en Q2.
3. Définir des KPI qui font sens
Chaque objectif a besoin d’indicateurs concrets pour mesurer si on gagne réellement ou pas. Le KPI doit être directement lié à ce que vous cherchez à réussir.
Un redesign d’e-commerce ? Tracez le taux de conversion. Un site instit ? Le nombre de visiteurs. Une stratégie réseaux sociaux ? L’engagement. Un CRM ? Le temps de réponse client.
Formaliser ça dès le départ structure toute votre roadmap autour de résultats qu’on peut observer et mesurer. Ça facilite aussi les arbitrages en cours de route.
4. Comprendre vraiment votre client
Avant de dessiner de nouveaux parcours ou de lancer un chantier produit, ancrez votre roadmap dans une vraie compréhension de vos utilisateurs – comment ils bossent, ce qu’ils cherchent, ce qui les frustre, comment les engager.
Allez au-delà des critères « homme 25-34 ans ». Utilisez des sources variées : enquêtes, analytics, interviews directes, customer journey maps, personas détaillés. Cherchez les écarts entre ce que les gens disent et ce qu’ils font vraiment.
Quand vous intégrez ça dans votre roadmap, vous vous assurez que vos projets répondent à des besoins validés, pas à des suppositions. Et ça booste la satisfaction, l’adoption et la rétention.
5. Auditer les parcours actuels
Regardez comment les utilisateurs interagissent vraiment avec ce que vous avez aujourd’hui. Où ça bloque ? Où ça marche bien ? Où vous avez quelque chose de vraiment différent par rapport à la concurrence ?
Cet audit détaillé devient la base de votre roadmap – c’est comme ça que vous identifiez les priorités d’amélioration.
6. Modéliser les profils types
À partir de là, créez des personas – des utilisateurs fictifs mais basés sur des vraies données. Ils représentent les différents segments que votre produit adresse (clients externes, utilisateurs internes, partenaires).
Avec ces profils, esquissez comment chaque type interagit avec votre produit : quelles features ils utiliseraient, quels frictions éviter, où simplifier ou différencier.
Ça ne fait pas partie techniquement de la roadmap, mais ça alimente tous les arbitrages produit, UX et tech que vous allez faire. Ça vous empêche de bâtir sur des intuitions.
7. Prioriser les actions (intelligemment)
Maintenant que vous connaissez vos utilisateurs et que vous avez défini le problème, priorisez les actions. Une roadmap ne peut pas tout traiter à la fois. Il faut choisir.
Basez-vous sur : l’impact sur vos objectifs stratégiques, l’urgence (y a-t-il un point de friction qui tue votre metrique ?), la faisabilité (vous avez vraiment les resources ?), le ROI attendu.
Mais gardez en tête : la roadmap n’est pas un contrat gravé dans le marbre. Prévoir des checkpoints réguliers pour mesurer les résultats par rapport aux KPI, recueillir les retours utilisateurs, et ajuster si le marché change ou si vous découvrez quelque chose en cours de route.
Pour aller plus loin
Construire une digital roadmap demande de l’énergie et de la structure, mais ça en vaut vraiment la peine. Ça transforme une vision floue en un plan d’action concret. Ça aligne les équipes. Ça accélère la création de valeur.
SAY Digital accompagne les organisations dans cette démarche. En quelques semaines, on vous aide à construire une roadmap claire, réaliste et qu’on peut activer dès le jour 1. L’objectif ? Que vous créiez de la vraie valeur, pas juste de l’activité.
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FAQ – Digital Roadmap
Quelles compétences faut-il pour créer une roadmap ?
Un mix entre la technique (développement, infrastructure), le produit (UX, stratégie produit) et le métier (domain knowledge). Une bonne maîtrise de la gestion de projet digitale aide aussi à orchestrer les talents tech.
Combien de temps ça prend vraiment ?
Ça dépend. Votre maturité digitale, les ressources disponibles, la complexité de ce que vous essayez de faire. Mais compter plusieurs semaines minimum pour une roadmap vraiment solide.
Quelle est la différence entre une roadmap et un backlog produit ?
La roadmap et le backlog, c’est deux choses complémentaires mais différentes. La roadmap, c’est votre vision stratégique à moyen/long terme – les grands objectifs, les jalons clés, comment vous allez transformer votre produit. Le backlog, c’est la liste détaillée des features et des tasks qu’il faut faire pour y arriver. La roadmap dit « pourquoi et quand », le backlog dit « quoi et comment ».
On a vraiment besoin d’une roadmap formalisée ? On ne peut pas juste faire agile ?
L’agilité et la roadmap ne sont pas ennemis, au contraire. Une bonne roadmap donne de la direction aux sprints agiles. Sans roadmap, vous êtes agile mais vous ne savez pas vers où vous courez vraiment. Vous avancez vite, certes, mais peut-être vers le mauvais endroit. La roadmap, c’est le cap. La méthodologie agile, c’est comment vous naviguez.
Faut-il une roadmap pour les petites équipes ou c’est juste pour les big corps ?
Même une petite équipe a besoin de se poser les bonnes questions : vers où on va ? quelles sont nos priorités vraiment ? Le cadre mental, avoir une vision, c’est universel.
Par où on commence vraiment ? L’analyse ou la définition des objectifs ?
L’analyse d’abord. Vous ne pouvez pas fixer des objectifs intelligents si vous ne savez pas où vous en êtes. Donc : audit du présent, puis seulement on défini les futurs objectifs. C’est le premier diamant de la méthode – découvrir le problème avant de chercher la solution.
Combien d’objectifs on devrait viser dans une roadmap ?
3 à 5 maximum. Sincèrement, si vous en avez plus, c’est que vous ne les avez pas vraiment priorisés. Après, ça dépend de votre taille – une startup peut en avoir 3, une grosse organisation peut en avoir 5. Mais au-delà, vous perdez en clarté et en focalisation.
Comment on choisit les bonnes métriques/KPI ?
Les KPI doivent être directement connectés à vos objectifs business. Pas de vanity metrics – tracez ce qui compte vraiment. E-commerce ? taux de conversion, panier moyen, coût d’acquisition. Service interne ? temps de résolution, satisfaction utilisateur. SaaS ? churn rate, MRR. Demandez-vous : « Si ce KPI monte, mon objectif est atteint ? » Si oui, c’est le bon.
On doit impliquer tous les métiers dans la construction ou juste IT/produit ?
Tous. C’est le piège classique – construire une roadmap en silos et la présenter après. Vous perdez la buy-in, vous ratez des contraintes opérationnelles, et les équipes ne se sentent pas propriétaires du truc. Impliquez métier, IT, produit, marketing, support dès le kickoff. Les discussions seront plus longues, mais l’exécution sera 10x plus fluide.
Pourquoi le « double diamant » ? C’est vraiment mieux que les autres approches ?
Le double diamant force à poser les bonnes questions dans le bon ordre : d’abord « quel est vraiment le problème ? », puis « quelle est la bonne solution ? ». Pas mal de roadmaps échouent parce qu’on saute directement à la solution sans vraiment comprendre le problème. Le double diamant vous empêche de faire cette erreur. Après, c’est une méthode parmi d’autres – ce qui compte, c’est le mindset derrière : découvrir avant de décider.
On peut adapter la méthode à notre contexte ou il faut la suivre à la lettre ?
Adaptez-la. La structure en 7 étapes, c’est un guide, pas un dogme. Si votre contexte demande des ajustements, faites-les. L’important : ne pas faire l’impasse sur les phases critiques (analyse, définition du problème, implication des parties prenantes).
Comment on gère les changements de priorité en cours de route ?
Prévoir des points de contrôle réguliers – par exemple tous les trimesters. À chaque point, vous mesurez les résultats par rapport aux KPI, vous collectez les feedbacks utilisateurs, vous regardez si le marché a changé. Si oui, vous ajustez. Mais vous ne changez pas la roadmap tous les jeudis. Il faut de la stabilité pour exécuter, mais aussi de la flexibilité pour adapter.
Comment on communique la roadmap aux équipes ?
Deux niveaux. La version stratégique (high-level) pour tout le monde – ce qu’on fait, pourquoi, quand. Et la version opérationnelle (détail par squad, dépendances, sprints) pour les équipes qui vont l’exécuter. Et faites des updates réguliers – pas une présentation en janvier et silence jusqu’à fin d’année.
Comment on sait si la roadmap « marche » vraiment ?
Regardez les résultats par rapport aux KPI fixés. Est-ce que les projets lancés ont créé la valeur attendue ? Est-ce que les équipes les trouvent claires et activables ? Est-ce que ça réduit les débats inutiles sur les priorités ? Si oui sur ces trois points, votre roadmap fait le job.
Que faire si on réalise à mi-chemin qu’on s’est trompé sur la priorité ?
Stop, regardez les données, et décidez. Si les KPI disent que vous vous êtes trompé, c’est l’occasion d’ajuster. Les meilleures roadmaps sont celles qui peuvent évoluer quand il y a de bonnes raisons. Ne persistez pas dans l’erreur juste parce que c’était prévu.
Comment on priorise quand tout semble urgent ?
Posez la question : « Si on ne faisait que ça, créerait-on plus de valeur que les autres options ? » Si la réponse est non, ce n’est pas vraiment urgent. L’urgence réelle, c’est rare. Le reste, c’est de la pression organisationnelle – gérez-la, mais ne la confondez pas avec la vraie priorité.
On a pas assez de données pour bien connaître nos clients, qu’est-ce qu’on fait ?
Commencez par les basics : interviews directes (10-15 utilisateurs c’est déjà utile), analytics basique, un ou deux formulaires de feedback. Vous n’avez pas besoin d’études de marché de 50k€ pour avancer. Collectez ce que vous pouvez rapidement, puis itérez. Les données parfaites n’existent pas.
Comment SAY Digital peut nous aider sur notre roadmap ?
On vous accompagne sur l’ensemble du processus : analyse de l’existant, ateliers de définition des objectifs, interviews utilisateurs, modélisation des personas, priorisation des actions. En 6 jours, on vous livre une roadmap claire, partagée par tous, et qu’on peut activer dès J1. On booste surtout la phase de découverte et de cadrage – là où se jouent 80% des succès.
Est-ce qu’il faut être une grosse boîte pour travailler avec vous ?
Non. On travaille avec des startups, PME, des infopreneurs ou autre. L’approche s’adapte à la taille et au contexte. L’important : avoir une vraie volonté de transformer.
Combien ça coûte d’être accompagné sur une roadmap ?
Retrouvez tous nos tarifs sur notre page dédiée aux services. La durée du sprint dépend du périmètre et de la complexité de votre projet, mais une roadmap solide qui va guider 6-12 mois de développement – est un très bon investissement.